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	<title>Le blog de Marie-Anne Chabin</title>
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	<description>Critique de l’information numérique et de l’archivage</description>
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		<title>Macache bono</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 07:04:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MAC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Qualité du document]]></category>
		<category><![CDATA[RSS (Regard Sur la Société)]]></category>
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		<category><![CDATA[système informatique]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p>Bien que l’exclamation « macache bono ! » se fasse discrète par les temps qui courent et en particulier sur le Web – il est vrai que Google préfère l’anglais à l’arabe, à l’italien ou à l’argot – je ne pouvais que la faire figurer dans mon « o-raison » car l’expression fait partie de mon vocabulaire courant depuis que mon grand-père paternel, soldat de la Grande Guerre sous divers climats, me l’a transmise en héritage.</p>
<p><strong>Littéralement, cela veut dire : il n’y en a pas (<em>makanch</em> en arabe maghrébin), du bon (mi-italien, mi-français). Macache tout seul est concurrencé par « rien », « que dalle », « bernique », etc. Le « bono » permet d’insister : il n’y a rien de bon !</strong></p>
<p>Et les occasions d’emploi ne sont pas rares.</p>
<p><strong>Exemple lors d’un achat récent</strong> : j’ai décidé de changer les rideaux de mon salon. Je me rends dans un grand magasin (genre Bric-à-brac aux Horizons Verdoyants) et je trouve ce que je cherche, et plus encore, grâce à des personnes compétentes, accueillantes et à l’écoute du client. Je choisis les tissus et les matériaux et je passe commande de la façon et de la pose (chacun son métier).</p>
<p><strong><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/06/Macache-bono11.png"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2337" title="Macache bono1" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/06/Macache-bono11-150x150.png" alt="" width="96" height="96" /></a>Au moment de payer, on me présente « cinq bons de commande »</strong> : un pour le tissu, un pour le voilage, un pour la tringle, un pour la façon et un pour la pose ! <strong>Je m’étonne poliment et demande si je peux simplement avoir « une » facture, globale pour « mon » achat. Réponse du N+1 du N+1 de la caissière : ce n’est pas possible ! Macache ! </strong>Explication : le tissu et le voilage viennent de deux fournisseurs différents, les tringles sont fabriquées par telle société, la façon et la pose sont réalisées par deux autres sous-traitants. Donc, il y a « cinq bons de commande ». Le système est comme ça.</p>
<p>Je me gratte la tête puis le menton. Il me semble bien que lorsque j’ai acheté ma voiture, je n’ai pas signé un chèque pour le châssis, un deuxième pour les roues, un troisième pour le fabricant de pneus, un quatrième&#8230; mais bien un seul chèque pour le concessionnaire.</p>
<p><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/06/Macache-bono2.png"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2340" title="Macache bono2" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/06/Macache-bono2-150x150.png" alt="" width="96" height="96" /></a>J’essaie de faire valoir que les fournisseurs sont l’affaire du magasin, pas du client qui, lui, fait <em>un</em> achat, certes parfois composé de plusieurs produits, mais un seul achat dans un seul et même magasin lors d’une seule et même visite (unité de temps, de lieu et d’action)  et que cela n’est pas incongru, et même plutôt courant, de payer un achat sur présentation d’une facture…  Mon interlocuteur, manifestement surpris, comme si j’évoquais les us et coutumes d’une autre planète, veut bien admettre mon point de vue pour me faire plaisir mais il ne peut rien pour moi car le système d’information est ainsi fait que c’est la transaction entre le magasin et ses fournisseurs qui est considérée. La facture client, tu peux t’accrocher (au rideau), macache bono !</p>
<p>Hum. Sans doute le système d’information est-il d’un autre âge et sera bientôt révisé ?</p>
<p>Pas du tout, le système d’information vient tout juste d’être modernisé : « Le système est comme ça ». <strong>L’informatique a dit de faire comme ça. On n’y peut rien. On est obligé. L’informatique a décidé. Il n’y a pas d’autres possibilités. C’est le système qui veut ça. On doit obéir au système. Etc.</strong></p>
<p><strong>Y a-t-il quelqu’un dans ce magasin qui sache la différence entre un client et un fournisseur ? Entre un bon de commande et une facture ? Macache ! Macache bono !</strong></p>
<p><strong>Y a-t-il un responsable dans ce magasin qui pense que l’humain devrait commander aux machines et non l’inverse ? Macache ! Macache bono !</strong></p>
<p><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/06/Macache-bono3.png"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2341" title="Macache bono3" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/06/Macache-bono3-150x150.png" alt="" width="96" height="96" /></a>C’est déprimant. Et il n’y a pas grand-chose à faire, sinon se mettre au niveau de son interlocuteur et affirmer d’un ton convaincu qu’on vient effectivement de Mars, que là-bas le système informatique interdit de payer une somme sans facture et qu’on n’a droit qu’à un seul chèque par an, puis attendre que ça décante … ou peut-être suggérer au responsable informatique dudit Bric-à-brac d’aller faire un stage chez un concessionnaire automobile ?</p>
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		<title>Diapo</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Jun 2013 19:39:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MAC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mauvaises pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[Qualité du document]]></category>
		<category><![CDATA[archivage des mails]]></category>
		<category><![CDATA[diapo]]></category>
		<category><![CDATA[document engageant]]></category>
		<category><![CDATA[PowerPoint]]></category>
		<category><![CDATA[slide]]></category>

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		<description><![CDATA[En choisissant « diapositive » pour traduire l’anglais « slide » dans les didacticiels de son logiciel PowerPoint, le tout-puissant Microsoft a relégué au second plan le sens précédent de « diapo », à savoir un morceau de film, positif par opposition au négatif photographique, enserré &#8230; <a href="http://www.marieannechabin.fr/2013/06/diapo/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En choisissant « diapositive » pour traduire l’anglais « slide » dans les didacticiels de son logiciel PowerPoint, le tout-puissant Microsoft a relégué au second plan le sens précédent de « diapo »</strong>, à savoir un morceau de film, <span style="text-decoration: underline;">positif</span> par opposition au négatif photographique, enserré dans un cadre de carton ou de plastique que l’on peut regarder à l’aide (<span style="text-decoration: underline;">dia</span> : à travers) d’une visionneuse individuelle ou projeter sur un écran.</p>
<p>Les synonymes de diapo, outre « slaillede », sont principalement le transparent et l’acétate des Québécois, cette feuille d’acétate de cellulose diffusée sur l’écran grâce au rétroprojecteur, ancêtre du diaporama PowerPoint dans les années 1970-1980 et des bricoles, un cas (rare mais non unique) où le nom du support de l’ère pré-numérique se maintient dans l’univers des 0 et des 1. On parle aussi de planche mais, là, on peut voir une sorte de filiation : l’orateur monte sur l’estrade (sur les « planches ») pour présenter son diaporama…</p>
<p><strong>Des diaporamas PowerPoint (ou l’équivalent OpenOffice), tout le monde en fait : </strong>formateurs, professeurs, élèves, chefs de projet, conférenciers, présidents, candidats, animateurs de fête de famille. <strong>Et tout le monde en bâcle</strong> : 30 lignes de texte en corps 12, illisibles même pour ceux du premier rang ; animations outrancières (dont le seul intérêt est d’indiquer le fait sans intérêt que le présentateur vient de découvrir le logiciel et s’est amusé) ; liste à puces de verbes éculés et désarticulés qui assoupissent l’auditoire.</p>
<p><strong>On a beaucoup écrit sur le sujet depuis la déclaration fracassante du général américain James N. Mattis au <em>Times</em> en 2010 : « PowerPoint nous rend bêtes »,</strong> affirmation qui a inspiré à Franck Frommer son essai <em>La pensée PowerPoint : Enquête sur ce logiciel qui rend stupide</em>, livre qui m’a déçue et auquel je préfère la très plaisante<a title=" chronique PowerPoint de Farhad Manjoo" href="http://www.slate.fr/story/21943/powerpoint-steve-jobs-al-gore" target="_blank"> chronique de Farhad Manjoo sur <em>slate.fr</em></a>.</p>
<p><strong><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/06/Diapo2.png"><img class="alignleft size-full wp-image-2320" title="Diapo" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/06/Diapo2.png" alt="" width="212" height="217" /></a>La réalité est que les diapos PPT sont de plus en plus utilisées dans l’entreprise et qu’elles sont de plus en plus souvent le seul support, la seule trace d’une idée ou d’une décision.</strong> Certains conseils d’administration ou comités de direction ne produisent rien d’autre en termes de compte rendu qu’un « diaporama » PowerPoint créé sur la base de l’ordre du jour et enrichi des décisions au fil de l’examen des différents points pendant la séance. L’avantage, majeur, est que le document de validation de la réunion est court, factuel, immédiatement disponible. La diapo se banalise également comme support d’une note, d’un devis, voire d’un message administratif ou commercial qui aurait naguère pris la forme d’un courrier.</p>
<p><strong>Mais, c’est bien connu, les diapos PPT ne s’archivent pas</strong>, c’est illisible, incompréhensible sans le commentaire de l’orateur ; ce n’est qu’un support du discours oral qui n’est pas et ne peut pas être autoportant et constituer un vrai document.</p>
<p>Cette affirmation, basée sur le support de l’information au lieu d&#8217;être inspirée par la valeur du document m’en rappelle une autre : <strong>à la fin du siècle dernier, le discours ambiant était : « un message électronique n’est qu’une enveloppe, ce n’est pas un document, ça ne s’archive pas ! Quinze ans plus tard, un des thèmes les plus en vogue dans les salons de gestion de l’information est l’archivage des mails, tant il est vrai que la messagerie est le lieu de production ou de passage de 90% de l’information qui engage.</strong></p>
<p>PowerPoint est un logiciel très souple qui peut servir aussi bien la sobriété que la créativité, le génie que la sottise. Dans une diapo PPT, ce n’est pas l’outil qui est en cause mais la capacité de l’auteur à exprimer ce qu’il a à dire, s’il a vraiment quelque chose à dire. PowerPoint est un outil épatant, surtout la dernière version (je n’en dirais pas autant de ses cousins Word, Excel et Outlook dont les nouvelles versions sont à mon avis moins efficaces que les précédentes mais on fait avec).</p>
<p>En diaporama comme en toute chose, il faudrait éviter d’assimiler une mauvaise pratique à une règle commune.</p>
<p><strong>Après tout, on n’est pas tous des généraux américains !</strong></p>
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		<title>Olico</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Jun 2013 05:55:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MAC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Objectifs louables]]></category>
		<category><![CDATA[Qualité du document]]></category>
		<category><![CDATA[comptabilité]]></category>
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		<category><![CDATA[conservation]]></category>
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		<description><![CDATA[Coup de chapeau au Conseil fédéral suisse qui a forgé un si bel acronyme pour nommer un texte par définition aussi austère. En effet, OLICO signifie: Ordonnance concernant la tenue et la conservation des livres de comptes. Le texte ne &#8230; <a href="http://www.marieannechabin.fr/2013/06/olico/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Coup de chapeau au Conseil fédéral suisse qui a forgé un si bel acronyme pour nommer un texte par définition aussi austère. En effet, OLICO signifie: Ordonnance concernant la tenue et la conservation des livres de comptes</strong>. Le texte ne date pas vraiment d’hier puisqu’il a été adopté le 24 avril 2002 mais il n’est jamais trop tard pour saluer les belles choses.</p>
<p><strong>Pour les comptables, qui sont des gens sérieux mais non dénués d’un certain sens poétique, Olico est subtilement pédagogique car admirablement dosé dans ses sonorités </strong>: il y a là une petite idée d’<em>oligo-éléments </em>qui souligne discrètement le caractère élémentaire des écritures comptables, tous ces enregistrements parfois assez ténus mais qui sont pourtant indispensables pour nourrir l’organisme de l’entreprise ou de la collectivité et produire un bon bilan de santé. <em>Olico</em> renvoie aussi à <a title="Illico" href="http://www.marieannechabin.fr/2012/10/illico/"><em>illico</em> </a>et souligne que le comptable ne laisse pas traîner les choses et inscrit <em>sur le champ</em> ce qui doit l’être.</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/06/Olico.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2292" title="Olico" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/06/Olico.png" alt="" width="401" height="154" /></a>Donc, le titre est vendeur. Ceci dit et tout bien considéré, l’ordonnance n’aurait pas besoin de cet enrobage marketing tant son contenu est clair et simple. On la lit et relit par plaisir. Jugez vous-même : <a href="http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20001467/index.html">http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20001467/index.html</a>.</p>
<p>L’ordonnance est fidèle (et elle a bien raison) au vocabulaire traditionnel de la comptabilité et des codes de lois :</p>
<ul>
<li>le « grand » livre et les livres « auxiliaires », et leur relation hiérarchique ;</li>
<li>la « tenue et la conservation » des livres : tenir un livre… Il ne s’agit pas du servant d’autel et de la façon dont il doit <span style="text-decoration: underline;">tenir les livres</span> liturgiques pour le célébrant, ni de votre libraire qui <span style="text-decoration: underline;">tient les livres</span> que vous lui avez commandé à votre disposition, mais bien de la responsabilité d’écrire dans un registre dédié aux comptes ce qui doit y être écrit.</li>
</ul>
<p><em>Olico</em> rappelle utilement le double enregistrement, thématique et chronologique, des écrits qui engagent les finances d’une personne morale, et qui devraient présider plus largement à l’organisation de toute information à risque, comptable ou non, sur la base d’un contenu et d’une date.</p>
<p><strong>Le maître-mot de cette ordonnance est « régularité » </strong>(un mot en –ité que j’aurais du inclure dans mon recueil « Sérendipité… »). Car le travail du comptable se caractérise par un rythme ni ralenti ni accéléré, par une attitude plus tortue que lièvre (la trace continue plutôt que le papillonnage), et bien sûr par <span style="text-decoration: underline;">la conformité à la règle</span>, à la loi. À la régularité sont attachées d’autres valeurs capitales face au « tsunami numérique » qui fait aujourd’hui la pluie et le beau temps (en ce moment, c’est plutôt la pluie…) dans le monde professionnel aussi bien que personnel. Ce sont :</p>
<ul>
<li>la <strong>diligence</strong>, à savoir le soin et l’ordre &#8211; il faut éviter une attaque due à une non diligence <img src='http://www.marieannechabin.fr/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </li>
<li>la <strong>disponibilité</strong> : l’objectif de la tenue et de la conservation des comptes est bien de pouvoir s’y reporter pour savoir et/ou prouver ce qui a été fait ou pas fait.</li>
</ul>
<p><strong>La section relative aux supports d’information et à la conservation est sobre et précise</strong> : intégrité, infalsifiabilité, horodatage, procès-verbal de migration des supports, etc. Surtout, elle est écrite dans un français ni jargonnant ni franglicisant comme on en lit trop de ce côté du lac Léman. C’est pourquoi, en lisant cette <em>Olico</em> simple et claire, <strong>on se prend à rêver que la France se trouve en Suisse…</strong> mais pas la Suisse allemande car le nom court de l’ordonnance en allemand est GeBüv, nettement moins fun&#8230;</p>
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		<title>Stabilo</title>
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		<pubDate>Mon, 27 May 2013 06:28:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MAC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Qualité du document]]></category>
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		<description><![CDATA[Le plus beau critère de réussite pour une marque n’est-il pas de devenir un nom commun ? Après quarante ans de bons et loyaux services, le Stabilo a donc rejoint le Frigidaire, le Kleenex et le Bic au panthéon des objets &#8230; <a href="http://www.marieannechabin.fr/2013/05/stabilo/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le plus beau critère de réussite pour une marque n’est-il pas de devenir un nom commun ?</strong> Après quarante ans de bons et loyaux services, le Stabilo a donc rejoint le Frigidaire, le Kleenex et le Bic au panthéon des objets quotidiens indispensables, tout en poursuivant une carrière brillante, et même surbrillante !</p>
<p><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/05/Stabilo.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2270" title="Stabilo" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/05/Stabilo.jpg" alt="" width="346" height="114" /></a><strong>Il faut dire que le stabilo présente pas mal d’avantages.</strong></p>
<p>Tout d’abord, c’est un mot agréable qu’on se plaît à prononcer : une sifflante, une dentale, une labiale, et des voyelles variées… <strong>Stabilo (qui commence et finit comme </strong><strong><a title="stylo" href="http://www.marieannechabin.fr/2013/05/stylo/" target="_blank">stylo</a>, le <em>abi</em> allemand supplantant le <em>y</em> grec…)</strong> vient donc joliment enrichir la langue française, où il concurrence le terme technique et un peu fade de « surligneur ». Et puis, stabilo a engendré un autre néologisme bien sympathique, le verbe associé. Je ne parle pas de stabilobosser qui est trop long (cinq syllabes !), trop proche de la marque et dont le « boss » a des connotations hiérarchiques passées de mode. Je veux parler de <strong>stabiloter</strong>, avec son suffixe –oter qui donne un côté à la fois manuel et intime à l’opération de « stabilotage », comme dans siroter, dorloter, tricoter  voire traficoter ou emberlificoter. Surtout, cela nous change des anglicismes (<em>highlighter</em>) ou des équivalents français à rallonge-repoussoir (« mettre en surbrillance »).</p>
<p>Ensuite, <strong>le stabilo est un instrument extrêmement pratique</strong>. Il a été inventé sur une idée de Günter Schwanhaüsser pour remédier aux gribouillis peu lisibles résultant de l’usage de feutres ordinaires par les dirigeants et les étudiants pour marquer les passages clés d’un texte (voir l’<a title="stabilo les échos" href="http://www.lesechos.fr/30/08/2012/LesEchos/21259-032-ECH_stabilo--le-boss-des-surligneurs.htm" target="_blank">article de Chantal Houzelle dans <em>Les Échos</em></a>). D’une façon générale, le stabilo, grâce à son encre fluorescente et à ses qualités plastiques (pour les détails, voir <a title="stabilo fabricant" href="http://www.stabilo.com" target="_blank">le site du fabricant</a>, toujours mieux que les imitateurs) révolutionne le coloriage. Il permet, entre autres, de <strong>mettre en évidence, lisiblement et proprement, les mots et phrases clés d’un document à étudier, impression d’un article de Wikipédia, rapport, magazine papier ou livre imprimé</strong> (pour ceux qui ne jugent pas sacrilège d’annoter les livres). Il existe neuf coloris de stabilo mais le jaune reste le plus utilisé.</p>
<p><strong>La troisième qualité du stabilo est d’être transposable au numérique</strong>, même si la marque éponyme allemande n’intervient pas (encore) sur ce terrain-là. Le surlignage <span style="text-decoration: underline;"> </span>est banal parmi les fonctionnalités des logiciels bureautiques mais le succès commercial du Stabilo Boss fait que l’on en vient naturellement à « stabiloter un PDF ». Lorsque l’on ne veut pas gaspiller du papier en imprimant (cf le <a title="écolo" href="http://www.marieannechabin.fr/2013/05/ecolo/" target="_blank">billet Écolo</a>) ou que l’on s’est accoutumé à lire ou relire à l’écran et que l’on maîtrise un tant soit peu les outils informatiques, il est très efficace de surligner un écrit sous forme numérique, y compris lorsqu’il est figé (le format PDF occupe ici le terrain). Ainsi, dans les copies numériques des élèves, de plus en plus nombreuses, le <span style="background: red; mso-highlight: red;">sou</span>lignage au stylo ou au <span style="background: red; mso-highlight: red;">crayon rouge</span> du professeur cède progressivement la place au <span style="background: yellow; mso-highlight: yellow;">sur</span>lignage numérique <span style="background: yellow; mso-highlight: yellow;">jaune</span>, moins sévère. Tout un symbole… Le jaune est en effet la couleur par défaut pour le stabilotage d’un document PDF ; il est possible dans <em>Adobe Reader</em> de changer cette couleur mais pas très pratique d’utiliser plusieurs couleurs en parallèle sans tri-cliquer à chaque fois ; ce serait pourtant bien pratique de pouvoir différencier les annotations (orthographe, syntaxe, inexactitude, expression confuse, etc.). Adobe s’en soucie-t-il ?</p>
<p>Un petit bémol cependant face à cet engouement pour le stabilo. Comme pour tout produit pratique et agréable, il porte en lui le risque d’un excès. <strong>Stabiloter à tout va revient à s’habituer à morceler sa pensée</strong>, à réfléchir par juxtaposition de mots-clés, de morceaux de phrases, à évacuer la structure du raisonnement en se focalisant sur ce qui clignote, à ne plus faire l’effort d’une lecture suivie d’un texte écrit sans stabilo.</p>
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<p class="MsoBodyText" style="tab-stops: 35.4pt;"><span style="background: lime; mso-highlight: lime;">Bon</span>, tant que l’on n’oublie pas de <span style="background: aqua; mso-highlight: aqua;">lire</span> <span style="background: silver; mso-highlight: silver;">intégralement</span>, de temps en temps, un <span style="background: lime; mso-highlight: lime;">bon</span> rapport, un <span style="background: lime; mso-highlight: lime;">bon</span> texte de loi (de plus en plus <span style="background: fuchsia; mso-highlight: fuchsia;">rare</span>), un <span style="background: lime; mso-highlight: lime;">bon</span> essai ou un <span style="background: lime; mso-highlight: lime;">bon</span> roman, <strong><span style="color: white; mso-themecolor: background1; background: black; mso-highlight: black;">ça va</span></strong>.</p>
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		<title>Mètre linéaire &#8211; memento</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 11:24:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MAC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Qualité du document]]></category>
		<category><![CDATA[Vocabulaire archivistique]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Anne Chabin]]></category>
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		<description><![CDATA[Si vous souhaitez en savoir plus sur : la définition du mètre linéaire d’archives et son usage, sa valeur archivistique limitée, les métrages de référence, l’équivalence avec les archives numériques et les autres indicateurs de mesure des archives, c’est le long &#8230; <a href="http://www.marieannechabin.fr/2013/05/metre-lineaire/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous souhaitez en savoir plus sur : <strong>la définition du mètre linéaire d’archives et son usage, sa valeur archivistique limitée, les métrages de référence</strong>, l’équivalence avec les archives numériques et les autres indicateurs de mesure des archives, c’est le long billet de Marie-Anne Chabin intitulé « Le mètre linéaire, unité de mesure des archives » qu’il faut lire sur le blog <a title="Mètre linéaire" href="http://transarchivistique.fr/le-metre-lineaire-unite-de-mesure-des-archives/" target="_blank">Transarchivistique</a>.</p>
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		<title>Écolo</title>
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		<pubDate>Mon, 20 May 2013 06:33:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MAC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mauvaises pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[Objectifs louables]]></category>
		<category><![CDATA[cloud]]></category>
		<category><![CDATA[écolo]]></category>
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		<category><![CDATA[mètre linéaire]]></category>
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		<description><![CDATA[Être écolo, c’est dans le vent, ce vent qui souffle dans les branches des arbres bien que la racine ici ait été coupée de travers (le mot écologiste se décompose logiquement en éco d’une part qui signifie maison, habitat collectif, &#8230; <a href="http://www.marieannechabin.fr/2013/05/ecolo/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Être écolo, c’est dans le vent, ce vent qui souffle dans les branches des arbres bien que la racine ici ait été coupée de travers (le mot écologiste se décompose logiquement en <em>éco</em> d’une part qui signifie maison, habitat collectif, et <em>logiste</em> de l’autre pour désigner la personne qui étudie et par suite défend ce qu’elle étudie). Mais au diable l’étymologie, écolo, ça fait école, potache, c’est sympa.</p>
<p>L&#8217;écologie est l&#8217;étude scientifique des relations des êtres vivants entre eux et avec le milieu dans lequel ils vivent, question qui n’intéresse pas que les scientifiques. L’écologiste est donc devenu un <a title="écologiste1" href="http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/%C3%A9cologiste/27618" target="_blank">défenseur de la nature et de l&#8217;environnement</a>, une <a title="ecologiste2" href="http://fr.thefreedictionary.com/ecologiste" target="_blank">personne qui agit pour la protection de la nature</a>, noble tâche.</p>
<p><strong>Dans le domaine de l’information et de l’archivage, être écolo, c’est assez facile. Cela tient en une phrase que tout le monde connaît :</strong></p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/05/Ecolo1.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2250" title="Ecolo1" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/05/Ecolo1.png" alt="" width="662" height="91" /></a>ou alors, imprimez-le sur du papier recyclé (voir le <a title="Recyclabilité" href="http://www.marieannechabin.fr/2012/08/recyclabilite/" target="_blank">billet <strong>Recyclabilité</strong></a>).</p>
<p>Vous  avez ainsi la bonne conscience de sauver un arbre ou du moins une  branche (car, c’est bien connu, les arbres ne repoussent pas).</p>
<p><strong>Vous  gardez tout sous forme numérique et envoyez toutes vos données dans le  nuage (dans le « cloud », si on en croit Internet, il n’y a que de  gentils cumulus -  journée chaude et ensoleillée).</strong></p>
<p>Quoi de plus naturel ? Le soleil brille, les oiseaux chantent. La vie est belle.</p>
<p>Adieu  les mètres linéaires de dossiers papier qui déciment nos forêts. Stop  aux impressions en quatre exemplaires de documents inutiles. Finies les  boîtes d’archives ventrues dont 50% ne sert à rien qu’à gaspiller de la cellulose qui serait sûrement mieux employée en couches-culottes.</p>
<p>Vive  les Teraoctets de données qui saturent les serveurs ! Par ici les  dizaines de versions numériques sans intérêt ! Bienvenue aux 95% de  fichiers qui ne servent à rien qu’à alimenter la surchauffe des <em>datacenters</em>,  à rien qu’à justifier les ressources énergétiques phénoménales  dépensées pour refroidir du rien… tandis qu&#8217;ailleurs des gens coupent du bois  pour se chauffer faute d’avoir l’électricité nécessaire.</p>
<p><strong>On  croit avoir évité l’iceberg du gaspillage papier mais on n’a pas vu la  face cachée de l’iceberg que constitue le gaspillage numérique, et on  fonce droit dessus !</strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/05/Ecolo2.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2251" title="Ecolo2" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/05/Ecolo2.png" alt="" width="290" height="251" /></a>Qu’est-ce qu’être info-écolo ? </strong>Remplacer le papier par le numérique puissance 10 ? Ou réfléchir avant d’écrire, lire avant d’envoyer ou de recopier, détruire et recycler ce qui est périmé ?</p>
<p><strong>En fait, la plupart des gens sont à moitié </strong><strong>écolos. Mais quelle moitié ? La moitié « éco », comme dans économe, écosophe, ou la moitié  « olo » comme rigolo et bricolo ?</strong></p>
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		<title>Stylo</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 06:30:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MAC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[cursographie]]></category>
		<category><![CDATA[écriture cursive]]></category>
		<category><![CDATA[innovation]]></category>
		<category><![CDATA[stylo numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le stylo a-t-il un avenir ? Le numérique balaie tout sur son passage, comme un tsunami : papiers, crayons et gommes, encres et stylos, comme la bille, il y a quelques décennies, a balayé la plume. À quoi peut servir un stylo &#8230; <a href="http://www.marieannechabin.fr/2013/05/stylo/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le stylo a-t-il un avenir ?</strong></p>
<p><strong>Le numérique balaie tout sur son passage, comme un tsunami : papiers, crayons et gommes, encres et stylos, comme la bille, il y a quelques décennies, a balayé la plume. </strong>À quoi peut servir un stylo dans l’univers des ordinateurs, des tablettes et des réseaux sociaux ?</p>
<p><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/05/Stylo.png"><img class="size-full wp-image-2238 alignleft" title="Stylo" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/05/Stylo.png" alt="" width="308" height="166" /></a>Surfant sur la vague du chamboulement numérique, plusieurs entreprises (<em><a title="staedtler" href="http://www.staedtler.fr/digital_pen_fr%E2%80%8E" target="_blank">Staedtler</a>, <a title="Zpen" href="http://www.dane-elec.fr/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=98&amp;lang=fr" target="_blank">Zpen</a>, <a title="Logitech" href="http://www.logitech.com/fr-fr/support/digital-pen" target="_blank">Logitech </a></em>ou<em> <a title="Kayentis" href="http://www.kayentis.fr/technologie/digital-pen-and-paper-2.html" target="_blank">Kayentis</a></em>) ont inventé et commercialisé <strong>le</strong><strong> « stylo numérique »</strong>, parfois qualifié de stylo intelligent. L’objet en forme de stylo est doté de capteurs qui enregistrent les signes tracés par l’utilisateur et les transpose instantanément en caractères ou traits numériques sur un écran. Un outil de « production-numérisation <em>en live</em> »&#8230; Les conditions d’utilisation du style numérique sont cependant assez  contraignantes : écrire lisiblement, ne pas cacher le capteur avec un doigt, utiliser des mots faciles à océriser, voire disposer d’un papier lui-même intelligent.</p>
<p><strong>Sur le plan technique, on peut effectivement qualifier ces produits d’innovants, mais sur le plan des idées, le stylo numérique est tout à fait représentatif de ces inventions bâtardes, intermédiaires entre deux périodes de l’histoire des outils,</strong> dont la valeur ajoutée est surtout d’aider à la conduite du changement en familiarisant les utilisateurs avec l’outil de destination (de ce point de vue, il y a des procédés moins onéreux). Et de fait, en regardant de plus près les sites marchands, on constate que le stylo numérique est déjà oublié ou en voie de l’être, ce qui était prévisible. Ç’aura été une parenthèse d’une dizaine d’années dans l’histoire des outils d’écriture, soit peu de chose.</p>
<p>Le clavier et, de plus en plus, l’écran tactile périment l’usage de l’écriture manuscrite. N’est-il pas plus sûr d’envoyer un SMS pour dire « prends une baguette en rentrant » que d’écrire sur un post-it « pense à acheter du pain », message qui, si le <em>post-it</em> ne s’est pas décollé, si l’intéressé a regardé au bon endroit ou s’il n’est pas déjà passé chez le boulanger, obligera à ressortir ?</p>
<p><strong>Le mariage stylo &#8211; numérique ne pouvait se solder que par un divorce pour cause d’incompatibilité d’humeur, de différence de méthode, de divergence de culture. </strong>Le couple millénaire composé des deux doigts opposés que sont le pouce et l’index (avec l’aide du majeur pour soutenir le stylo) est complètement ringardisé par la paire formée des deux pouces face à un écran de smartphone…</p>
<p><strong>L’écriture cursive abdique donc son utilité séculaire devant les technologies numériques.</strong> Dès lors, pourquoi en imposer l’apprentissage aux enfants ? C’est la question que se sont posée plusieurs États américains dont une partie a conclu que l’écriture cursive ne serait prochainement plus requise à la sortie de l&#8217;école élémentaire (voir l’<a title="article du Figaro" href="http://www.lefigaro.fr/international/2012/11/28/01003-20121128ARTFIG00462-en-californie-l-ecriture-cursive-appartient-au-passe.php" target="_blank">article du <em>Figaro</em></a> sur le sujet).</p>
<p>Mais il y a d’autres retombées à ces évolutions, notamment l’émergence d’une nouvelle discipline, la <strong><em>cursographie</em></strong>, connaissance des écritures cursives au stylo, avec ses formateurs et ses experts, ce qui peut créer quelques emplois. En effet, de même qu’il y a des paléographes pour lire les chartes médiévales, les minutes notariales du XVIIe siècle ou les manuscrits littéraires du XIXe. la société aura besoin d’ici quelques années d’animateurs pour les ateliers culturels de déchiffrement des cahiers d’écoliers des années 1980, des lettres de réclamations des administrés à la Sécurité sociale ou aux impôts (que l’on aura conservées en intégralité comme matière historique) ou d’autres vestiges personnels de la fin du XXe siècle. Grâce à la <em>cursographie</em>, les enfants d’aujourd’hui occuperont leur retraite à découvrir ainsi leurs aïeux, avec qui ils n’ont jamais eu le temps de discuter, branchés qu’ils étaient sur leur MP3 ou leur iPad). Ainsi va la vie.</p>
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		<title>Impétigo</title>
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		<pubDate>Mon, 06 May 2013 05:54:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MAC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mauvaises pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[Qualité du document]]></category>
		<category><![CDATA[enveloppe]]></category>
		<category><![CDATA[hébergeur gratuit]]></category>
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		<category><![CDATA[messagerie électronique]]></category>
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		<category><![CDATA[voila]]></category>

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		<description><![CDATA[L’impétigo est une infection superficielle due à un streptocoque, microorganisme qui s’introduit dans la peau par une lésion préexistante telle qu’un eczéma ou une égratignure. Il prend la forme d’une petite bulle qui au bout de quelques heures éclate, libère &#8230; <a href="http://www.marieannechabin.fr/2013/05/impetigo/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’impétigo est une infection superficielle due à un streptocoque, microorganisme qui s’introduit dans la peau par une lésion préexistante telle qu’un eczéma ou une égratignure. Il prend la forme d’une petite bulle qui au bout de quelques heures éclate, libère son contenu et provoque une croûte. Le bobo, qui affecte surtout les enfants, est plus désagréable que dangereux.</p>
<p><strong>La médecine n’étant pas ma spécialité, je veux parler ici non pas de l’impétigo « analogique » mais de l’impétigo « numérique », avec l’hébergeur de messagerie Voila dans le rôle du streptocoque.</strong></p>
<p>Voici (c’est le cas de le dire) ce qui m’est arrivé la semaine dernière : un de mes contacts m’envoie un message via sa messagerie Voila. Je lis le message, court et factuel, puis mon œil est attiré par la ligne de publicité figurant au bas du message comme souvent avec les opérateurs « gratuits », à « l’insu du plein gré » de l’émetteur (sauf si on se met systématiquement en copie de ses envois). La gratuité est la faille par laquelle se glisse la bactérie numérique…</p>
<p>Je lis donc : <strong>« Marie-Charline vit avec un ministre de 30 ans son aïné [<em>sic</em>]. Qui est ce ministre socialiste ? Réponse <a href="http://people.voila.fr/people/actu-stars/personnalites/pierre-moscovici-sa-compagne-marie-charline-pacquot-se-devoile-people_10042.html" target="_blank">ici</a> »</strong>. Étant complètement accro aux peoples, je ne peux pas résister une seconde avant de cliquer sur la petite pustule bleue « <strong><span style="color: #3333ff;">ici </span></strong>», laquelle libère alors son contenu : « Pierre Moscovici : Sa compagne Marie-Charline Pacquot se dévoile » :</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/05/Impétigo.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2222" title="Impétigo" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/05/Impétigo.png" alt="" width="392" height="247" /></a>Après une petite enquête, à laquelle dix autres de mes contacts ont bien voulu contribuer (je leur réitère mes remerciements), il apparaît que cette publicité Voila a été annexée aux mails expédiés entre le 19 et le 26 avril à midi. J’ai aussi pu constater que, dans la moitié des cas, pour des raisons techniques de compatibilité je présume, la phrase qui « achève » le mail affiche le lien complet, à savoir « Réponse ici <a href="http://people.voila.fr/people/actu-stars/personnalites/pierre-moscovici-sa-compagne-marie-charline-pacquot-se-devoile-people_10042.html"><span style="color: #0000ff;">http://people.voila.fr/people/actu-stars/personnalites/pierre-moscovici-sa-compagne-marie-charline-pacquot-se-devoile-people_10042.html</span></a> » ce qui a le vilain effet de tuer le suspens puisque la réponse est donnée dans la question. Déception, même plus besoin de cliquer.</p>
<p>À partir du 26 avril, vers 13h, Marie-Charline passe à la trappe et on passe à la pub suivante, plus sobre : « High-tech, jardin, mode, bricolage, maison,… J&#8217;achète malin. Je compare les prix avec <a href="http://shopping.voila.fr/" target="_blank"><span style="color: #0000ff;">Voila.fr</span></a> ».</p>
<p>Dans le monde <a title="perso" href="http://www.marieannechabin.fr/2013/03/perso/" target="_blank">perso</a>, on se moque de tout cela. Dans le monde <a title="pro" href="http://www.marieannechabin.fr/2013/03/pro/" target="_blank">pro</a>, en principe, on n’utilise pas son adresse de messagerie perso, encore qu’il y ait pas mal d’exceptions (erreur de manipulation, bouton répondre sans vérifier que l’émetteur lui-même s’était trompé, message envoyé hors du temps de travail au bureau, etc.). <strong>Mais dans le monde pro-perso, attention à la pustule qui forme une mauvaise croûte.</strong></p>
<p><strong>Peut-on imaginer dans le monde papier une femme envoyant sa candidature pour un poste d’éducatrice dans un foyer de jeunes filles dans une enveloppe sur laquelle La Poste ajouterait une publicité pour un concert de « Nique Ta Mère » ?</strong></p>
<p>Cette anecdote illustre très bien la question du statut de l’enveloppe qui achemine le message et de sa dissociabilité du contenu assumé par l’émetteur. Si ces mails d’hébergeurs gratuits se trouvent archivés, quid de la responsabilité de l’hébergeur ? Quel recours de l’émetteur contre les conséquences négatives de certaines pubs que souvent il ignore ?</p>
<p><strong>Moralité: si vous cherchez du boulot dans un ministère en ce moment, évitez d’avoir un compte de messagerie chez Voila.fr. Prenez-en plutôt un chez Laposte.net,</strong> en ce moment, leur message de pub en fin de mail concerne les coffres forts numériques. Si vous cherchez un job dans l’archivage, ça peut être un plus…</p>
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		<title>Sado-maso</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 04:36:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MAC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mauvaises pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[Tendances du siècle]]></category>
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		<category><![CDATA[mail]]></category>
		<category><![CDATA[messagerie électronique]]></category>
		<category><![CDATA[numérique]]></category>
		<category><![CDATA[sado-maso]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est une forme particulière du sado-masochisme que l’on n’étudie pas assez. C’est la relation entre l’auteur d’un écrit et le document produit, entre l’humain et l’archive, relation trouble s’il en est, sauf que les technologies numériques ont inversé les &#8230; <a href="http://www.marieannechabin.fr/2013/04/sado-maso/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il est une forme particulière du sado-masochisme que l’on n’étudie pas assez. C’est la relation entre l’auteur d’un écrit et le document produit, entre l’humain et l’archive, relation trouble s’il en est, sauf que les </strong><strong>technologi</strong><strong>es </strong><strong>numériques ont</strong><strong> inversé les rôles du dominant et du dominé…</strong></p>
<p><strong>Démonstration.</strong></p>
<p>Traditionnellement, l’homme domine les documents. Il profite de sa supériorité pour infliger aux documents divers sévices.</p>
<p>Ainsi, au XVIIe siècle (Sade n’était pas encore né), il était coutume d’enfoncer sans ménagement le bout métallique d’un lacet dans la chair d’une liasse de minutes notariales ou de pièces comptables puis de confectionner un nœud bien serré laissant tout juste respirer le papier.</p>
<p><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/04/Sado-maso1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2193" title="Sado-maso1" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/04/Sado-maso1.jpg" alt="" width="124" height="140" /></a>À une époque plus récente, la relation de domination de l’homme sur les archives se traduit par des humiliations sans nombre : dossiers coincés dans une sangle serrée à fond, tassés dans un carton d’archives, traînés dans le sous-sol ; des rapports et des courriers sont expédiés dans un coin de grenier, où les oiseaux vont les couvrir de guano. Ailleurs, c’est un timbre sec ou un tampon baveux qui marque à tout jamais l’épiderme du plan ou de la gravure, permettant ainsi au détenteur du document-objet de savourer la jouissance de la possession. On pourrait décrire longuement les relations d’attachement du couple homme-archives car il existe au moins<strong> cinquante nuances de gré</strong>… ou de force.</p>
<p>Et les archives, soumises, se prêtent au jeu, patientent des décennies ou des siècles, attendent leur seigneur et maître qui les libérera l’espace d’un instant, leur montrera quelques heures la lumière naturelle avant de les renfoncer dans leur carcan, de les repousser dans le noir de la cave ou le gris des combles… C’est grisant !</p>
<p><strong>Mais nous avons changé de millénaire et de technologies de communication. Une des conséquences de cette évolution est que les données sont devenues de toute évidence le partenaire dominateur dans le couple homme-document.</strong> Cette domination du numérique s’exprime au travers de petits gestes sadiques et virtuels qui mutilent peu à peu l’être humain, lequel se montre soumis, prisonnier volontaire bien souvent, étonnamment apte à la  jouissance d’être instrumentalisé, noyé, mordu…</p>
<p>Tout d’abord, ce sont <strong>les mini-décharges électroniques envoyées à l’individu scotché à son smartphone</strong>, dans la rue, à la plage, au cinéma, au lit, partout ; toutes les trente secondes, le numérique rappelle sa présence par un SMS impérieux, sans laisser le moindre répit, à la manière d’un supplice chinois. Oui, oui, encore !</p>
<p>Dans l’entreprise, <strong>l’électronasse noie les collaborateurs</strong>, leur maintien la tête sous l’eau ou dans le sac, ne les laissant respirer que pour les faire replonger de plus belle dans la masse des versions périmées, des fichiers dupliqués, des trains de bit infinis qui l’entravent et gênent ses mouvements. C’est si bon !</p>
<p><strong><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/04/sado-maso-3.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-2209" title="sado-maso 3" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/04/sado-maso-3.jpg" alt="" width="106" height="152" /></a>Mais surtout, l’individu est esclave consentant de sa messagerie électronique</strong> : il se livre, imprudemment, laisse des traces, donne des verges pour se faire fouetter, accepte de se faire mordre&#8230;, prêt à attendre des mois voire des années le plaisir suprême de la morsure ! Ce n’est pas moi qui le dit mais le juge fédéral américain Royce C. Lamberth : « La question n’est pas de savoir si un de vos mails reviendra vous mordre, mais de savoir quand et  avec quelle force. » (<em>It’s not a matter of if an email will come back and bite you … It’s only a matter of when and how hard</em>, citation relevée sur le site <a href="https://www.vaporstream.com">https://www.vaporstream.com</a>).</p>
<p><strong>Et le partenaire maso (homme ou femme) de s’écrier : « Mords ! Mords ! ».</strong></p>
<p>Ce qui se conçoit aussi en version anglaise : « More ! More ! ».</p>
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		<title>Pour info</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Apr 2013 06:17:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MAC</dc:creator>
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		<category><![CDATA[camembert]]></category>
		<category><![CDATA[courrier]]></category>
		<category><![CDATA[messagerie électronique]]></category>
		<category><![CDATA[pour action]]></category>
		<category><![CDATA[pour info]]></category>

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		<description><![CDATA[« Pour information » : c’est un peu long. « PI » (sur le modèle du FYI anglo-saxon) est un peu court (et puis on pense à 3,1416, ou à « et pis quoi encore ? »). « Pour info » : c’est bien. Quand c’est employé à bon escient. &#8230; <a href="http://www.marieannechabin.fr/2013/04/pour-info/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>« Pour information » : c’est un peu long.</strong></p>
<p><strong>« PI » (sur le modèle du <em>FYI</em> anglo-saxon) est un peu court (et puis on pense à 3,1416, ou à « et pis quoi encore ?</strong><strong> »). </strong><strong></strong></p>
<p><strong>« Pour info » : c’est bien. Quand c’est employé à bon escient.</strong></p>
<p>Tout écrit, tout document, a une valeur d’information. Écrire dessus « pour info » simplement pour rappeler cela est superfétatoire. Le « pour info » a un sens précis, en tout cas avait.</p>
<p><strong>Le « pour info » est d’abord utilisé dans l’administration pour qualifier les copies (copies carbones puis photocopies) établies en même temps que l’original et diffusées officiellement ou ouvertement </strong>à d’autres destinataires que le destinataire de l’original parce que, pour la bonne marche de l’administration, ces autres destinataires doivent avoir connaissance de la décision ou déclaration portée par l’original (en général un courrier). L’objectif n’est pas de déclencher une action en conséquence de cette information mais de compléter la documentation de ces autres acteurs en vue d’une éventuelle décision relevant de leurs compétences et en lien avec l’affaire.</p>
<p>Exemple : vous êtes le président de l’association de défense du camembert au lait cru. <span id="more-2181"></span>Votre association prévoit une manifestation avec distribution massive de camemberts et  lancé de camemberts sur la place publique ; il vous faut donc une autorisation. Le préfet (parce qu’il aime secrètement le camembert au lait cru, comme le prince Charles) prend un arrêté vous autorisant à manifester, avec « copie pour info » au chef de la police, « copie pour info » au responsable du service de nettoyage des rues et « copie pour info » au directeur des services vétérinaires (n’allez-vous pas diffuser des camemberts porteurs de microbes dangereux pour la santé publique ?).</p>
<p><strong>Dans un deuxième temps, le « pour info » est une mention que le récipiendaire d’un document ajoute au document qu’il a reçu ou à la copie de ce document avant de le diffuser à des destinataires secondaires placés sous son autorité.</strong> C’est ce qui se passe classiquement dans les administrations et les entreprises où le courrier papier suit un circuit hiérarchique : le directeur, manuellement ou via un tampon qui liste les sigles des services ou les initiales des collaborateurs les plus proches en ordonnées et « pour action » ou « pour info » en abscisses, attribue le courrier et organise l’activité (« pour action ») et la connaissance (« pour info ») dans sa direction, ou plus largement dans son réseau. Ainsi, le délégué lillois de votre association pourra ainsi faire une copie « pour info » à son ami, président de l’association de défense du Maroilles !</p>
<p style="text-align: left;"><strong><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/04/Pour-info.png"><img class="size-full wp-image-2182 alignright" title="Pour info" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/04/Pour-info.png" alt="" width="303" height="269" /></a>Avec la messagerie électronique, ces pratiques volent en éclat</strong> : d’un côté, on ne distingue plus le « pour  info » du « pour action » car les logiciels prévoient le champ du destinataire, celui des personnes en copie, celui des copies cachées mais pas cette qualification de la copie. De plus, avec le jeu du « répondre à tous », les destinataires principaux et secondaires se retrouvent vite mélangés, de sorte que le distinguo n’est plus de mise. D’un autre côté, la technologie aidant, on fait des copies à tout va, pour un oui, pour un non, pour un peut-être, pour un au cas où. On multiplie les destinataires de ce qu’on envoie, on forouarde ce qu’on reçoit, on capture ici et on fait suivre là. Bref, on arrose, « pour info ».</p>
<p><strong>Peu à peu, on voit s’esquisser une nouvelle typologie des copies de mails « pour info » :</strong></p>
<ul>
<li><strong>le mail-bienveillance</strong> : tiens, j’ai telle info, ça peut vous intéresser.</li>
<li><strong>le mail-cocorico</strong> : oyez, voyez, vous tous, sachez bien que, moi, j’ai dit ça et j’ai fait ça !</li>
<li>et <strong>le mail-parapluie</strong> : puisque le chef est destinataire, il ne pourra pas dire qu’il ne savait pas !</li>
</ul>
<p>Après tout, ça ne coûte rien (enfin, c’est ce qu’on dit…).</p>
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		<title>Distinguo</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 06:41:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MAC</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Que voyez-vous ? Deux tickets de RER pour le trajet Paris-intra muros – La Défense. Oui, mais il convient de faire le distinguo entre les deux. L’apparence des deux tickets diffère sur plusieurs points : le sigle RATP est plus gros &#8230; <a href="http://www.marieannechabin.fr/2013/04/distinguo/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Que voyez-vous ?</p>
<p><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/04/Distinguo1.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2162" title="Distinguo1" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/04/Distinguo1.png" alt="" width="580" height="127" /></a>Deux tickets de RER pour le trajet Paris-intra muros – La Défense. Oui, mais il convient de faire le distinguo entre les deux.</p>
<p><strong>L’apparence des deux tickets diffère sur plusieurs points</strong> : le sigle RATP est plus <span id="more-2151"></span>gros sur celui de gauche et les sigles RATP et SNCF ne sont pas placés au même endroit sur les deux tickets. À droite, on note des mentions complémentaires : l’expression « réseaux ferrés » qui meuble le coin supérieur droit, l’indication de la 2<sup>e</sup> classe (pour rappeler qu’il en existait jadis une 1<sup>ère</sup> ?), le prix unitaire du billet (2,08 €) et la mention CB (le moyen de paiement ?). On voit en outre que celui de gauche a été utilisé ; en réalité, celui de droite est oblitéré également mais l’encore violette ne se voit qu’au verso donc pas sur cette image.</p>
<p>Bon, du moment que ce ne sont pas des faux et qu’’ils sont valables pour prendre le RER, quel intérêt de noter ces différences ? Aucun, si ce n’est la nostalgie du jeu des sept erreurs (ça peut occuper une partie du trajet) et l’amusement de constater que des tickets de RER de même valeur achetés à quelques jours d’intervalle ne sont pas faits pareils.</p>
<p><strong>Mais l’apparence ne joue pas grand rôle ici. La principale différence ne tient pas à la forme ou à la validité du titre de transport ; elle réside dans les justificatifs de l’achat</strong> délivrés<strong> </strong>par l’entreprise qui les commercialise.</p>
<p>Le ticket de gauche a été acheté à un guichet RATP et celui de droite à un guichet SNCF. Or, pour des raisons historiques qu’on n’exhumera pas, la RATP est assujettie à la TVA à hauteur de 7 % et la SNCF n’est pas assujettie à la TVA pour le train. De fait, les justificatifs de paiement respectifs des deux tickets ci-dessus traduisent cette différence :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/04/Distinguo2.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2154" title="Distinguo2" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/04/Distinguo2.png" alt="" width="609" height="312" /></a></p>
<p><strong>À gauche, le justificatif de la RATP (qui dit merci et à bientôt) mentionne la TVA, récupérable dans le cadre d’un déplacement professionnel. À droite, la SNCF n’indique pas de montant de TVA (mais elle nomme le </strong><strong>document</strong><strong> – que dis-je ! elle le bi-nomme : une fois justificatif, une fois ticket, et dit ce qu’il faut en faire, à savoir le conserver).</strong> N’empêche que sur le fond, ça ne va pas ! De deux choses l’une : ou la SNCF ne collecte pas la TVA et le billet devrait coûter moins cher ; ou elle la collecte et on doit pouvoir la récupérer avec le justificatif correspondant.</p>
<p>Le service « Relation Clients Voyages-sncf.com » n’a pas su répondre à la question. Il faudrait peut-être consulter le STIF (Syndicat des transports d&#8217;Île-de-France) dont le petit bonhomme court tout le long des tickets ? Pas clair, tout ça. Au poste ! Au poste d’aiguillage, évidemment, celui de l’interconnexion de Nanterre-Préfecture, sans doute, là où la ligne de RER passe de la responsabilité d’une entreprise à l’autre…</p>
<p><strong>Bah, c’est l’affaire de quelques centimes ; ce n’est pas avec ça qu’on va alimenter un compte en Suisse….</strong> Certes, mais si d’aventure un ministre du budget un peu raide avait l’idée de « redresser » tous ceux qui auraient récupéré une TVA sans pouvoir en fournir une preuve précise complète…</p>
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		<title>Quasimodo</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 06:27:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MAC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Qualité du document]]></category>
		<category><![CDATA[authenticité]]></category>
		<category><![CDATA[beauté]]></category>
		<category><![CDATA[calendrier]]></category>
		<category><![CDATA[laideur]]></category>
		<category><![CDATA[prénom]]></category>
		<category><![CDATA[Quasimodo]]></category>
		<category><![CDATA[valeur]]></category>

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		<description><![CDATA[Encore du latin ! diront les uns. Ah ! Notre-Dame de Paris, Victor Hugo, Anthony Quinn… diront les autres. Les deux sont liés. C’est que j’essaie de coller à l’actualité dans ce blog. C’était hier le dimanche de Quasimodo et je n’ai &#8230; <a href="http://www.marieannechabin.fr/2013/04/quasimodo/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Encore du latin ! diront les uns.</strong></p>
<p><strong>Ah ! <em>Notre-Dame de Paris</em>, Victor Hugo, Anthony Quinn… diront les autres.</strong></p>
<p><strong>Les deux sont liés.</strong></p>
<p><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/04/Quasimodo.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2143" title="Quasimodo" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/04/Quasimodo.png" alt="" width="300" height="168" /></a>C’est que j’essaie de coller à l’actualité dans ce blog. C’était hier le dimanche de <em>Quasimodo</em> <span id="more-2142"></span>et je n’ai pas voulu rater l’occasion (en 2012, j’ai laissé passer la Trinité…).</p>
<p><strong>Le dimanche de Quasimodo est traditionnellement le dimanche qui suit Pâques</strong>, ainsi dénommé à cause du premier mot de l’introït du jour : <em>Quasi modo geniti infantes, alleluia</em><em>… (</em>Comme des enfants nouveau-nés, alléluia…). Or, l’usage était jadis de donner aux enfants abandonnés (ou aux enfants dotés de parents sans imagination en matière de prénom, ça arrive…) le nom du saint du jour (Michel le 29 septembre, Bernadette le 18 février, Laurent le 10 août, etc.) ou, à défaut, le nom de la fête tombant ce jour-là dans le calendrier liturgique : Assomption ou… Quasimodo,  comme d’autres s’appellent Fêt’Nat ou Indépendance à l’ère républicaine.</p>
<p>La religion, la république… c’est bien joli mais nous sommes à l’heure de la mondialisation et des réseaux et il faut vivre avec son temps ! <strong>Pour changer un peu, le choix des prénoms des orphelins pourrait s’inspirer du nouveau calendrier des causes internationales, tout de </strong><strong>même</strong><strong> plus modernes que la vie des saints. </strong>Les petits nenfants pourraient ainsi s’appeler Zones-humides (2 février), Nutella (5 février), Syndrome-d’Angelman (15 février), Droits-des-consommateurs (15 mars), Squash (20 octobre), Toilettes (19 novembre), Sans-tabac (31 mai), Archives (9 juin) ou <a title="GIGD" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Global_Information_Governance_Day " target="_blank">Gouvernance-de-l’information</a> (3<sup>e</sup> mardi de février)…</p>
<p>Mais revenons à Quasimodo et Esméralda. Le sonneur de cloches, hideux et difforme, tombe amoureux de la belle gitane. Il n’est pas le seul et n’a aucune chance…  Pourtant c’est lui, l’affreux, le déshérité, qui fera tout pour sauver sa belle des griffes de ses bourreaux. Et c’est bien pour souligner l’écart entre la laideur, repoussante (et repoussée) et la richesse de cœur qui se cache derrière que Victor Hugo a prénommé le pauvre bossu Quasimodo. C’est une des formes de <strong><em>la</em> <em>beauté cachée des laids</em></strong> que chantait Serge Gainsbourg cent cinquante ans plus tard.</p>
<p><strong>Si cela peut en consoler quelques uns, l&#8217;histoire ne vaut pas que pour les humains. Elle est totalement transposable au monde des documents ! </strong>La chose a été constatée maintes fois.</p>
<p>Un document passablement moche, pâlichon, d’une petite écriture chafouine, raturé de toutes parts, surchargé de tampons hétérogènes et de paraphes désordonnés, fripé d’avoir été plié et replié, collant d’avoir été réparé par un morceau de scotch, jauni d’avoir traîné au soleil un peu trop longtemps et maculé de café ou de graisse – beurk ! – peut se révéler plus fiable, plus digne de confiance, face au juge ou à l’historien, qu’un document pimpant, fringant, clinquant, frais émoulu de l’imprimante, affichant un titre en gros caractères et un beau logo en couleur, avec une police élégante et des marges bien blanches dépourvues de toutes mentions utiles…</p>
<p><strong>Il ne faut donc pas écarter trop vite, dans une opération d’archivage par exemple, les documents qui ne paient pas de mine mais qui flirtent avec l’authenticité alors que leur apparence peu flatteuse pourrait laisser croire qu’ils sont « quasi maudits »…</strong></p>
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		<title>Cocorico</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Apr 2013 06:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MAC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Mauvaises pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[Charles Péguy]]></category>
		<category><![CDATA[Cocorico]]></category>
		<category><![CDATA[gloriole]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Poterat]]></category>
		<category><![CDATA[reniement]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a deux points de vue pour parler de cocorico : celui de l’émetteur et celui de l’auditeur. Émetteur. Cocorico est le cri du coq, comme hi-han est celui de l’âne et miaou celui du chat: pour le son, &#8230; <a href="http://www.marieannechabin.fr/2013/04/cocorico/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a deux points de vue pour parler de <em>cocorico </em>: celui de l’émetteur et celui de l’auditeur.</strong></p>
<p><strong>Émetteur</strong>. <em>Cocorico</em> est le cri du coq, comme <em>hi-han</em> est celui de l’âne et <em>miaou</em> celui du chat: pour le son, cliquez là <a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/04/Cocorico.m4a">Cocorico</a>.</p>
<p>Après, il y a la culture. <em>Cocorico </em>est assimilé à <strong>une expression de gloriole</strong>, à une proclamation d’auto-satisfaction, les motifs de satisfaction étant par exemple : faire se lever le soleil le matin comme le fait le Chanteclerc d’Edmond Rostand, ou savoir discerner <span id="more-2127"></span>les enjeux politiques et économiques de la société comme les borgnes savent discerner au pays des aveugles, ou avoir créé un outil logiciel qui sait tout à la fois dire « Papa Maman », traduire automatiquement les rapports de tamoul en berrichon, et préparer des profiteroles à la demande.</p>
<p>À noter que <em>cocorico</em> est un mot macho par nature ; les poules ne font pas <em>cocorico</em>, mais elles admirent leur coq et lui donnent du crédit (surtout par temps de pluie…).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/03/Cocorico2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2128" title="Cocorico2" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/03/Cocorico2-293x300.jpg" alt="" width="264" height="270" /></a></p>
<p>Le coq qui fait <em>cocorico</em> est volontiers taxé de « petit », comme dans la chanson de Jacques Poterat, « Le petit coq » :</p>
<address style="padding-left: 120px;"><em>Nul n’est indispensable</em></address>
<address style="padding-left: 120px;"><em>Et ne peut s’en vanter</em></address>
<address style="padding-left: 120px;"><em>Cocorico, cot, cot, codet</em></address>
<address style="padding-left: 120px;"><em>Le coq le plus aimable </em></address>
<address style="padding-left: 120px;"><em>Est vite remplacé,</em></address>
<address style="padding-left: 120px;"><em>Cocorico, cot, cot, codet.</em></address>
<address style="padding-left: 30px;"><em><br />
</em></address>
<p><strong>Auditeur</strong>. Un des coqs les plus célèbres (bien qu’il n’ait pas de petit nom) est celui de l’Évangile qui chante, par deux fois, au moment où Pierre renie Jésus le jour de son arrestation. Le <em>cocorico</em> est <strong>l’instrument qui réveille les consciences qui ont lieu de ne pas être tranquilles</strong>. Dans le <em>Mystère de la charité de Jeanne d’Arc</em>, Charles Péguy fait dire à Madame Gervaise une longue tirade sur le chant du coq qui symbolise le reniement de saint Pierre : elle s’emporte sur ce coq de Palestine dont on parle tout le temps, comme s’il n’y avait pas de coq dans les fermes de Lorraine et d’ailleurs, comme s’il n’y avait pas d’autres reniements à dénoncer par les coqs de tous les pays : « Hélas, hélas, il n’y a pas un coq dans pas une ferme qui n’ait chanté, qui n’ait sonné, qui n’ait annoncé le soleil levant, qui n’ait enregistré, chaque jour, chaque soleil, des reniements pires ».</p>
<p>Et Dieu sait si les reniements sont nombreux, bien au-delà du seul domaine de la foi : promesses oubliées, engagements sacrifiés à la conjoncture, projets ambitieux et forcément pérennes, inaugurés en grande pompe et qui s’échouent deux ans plus tard faute de budget de fonctionnement.</p>
<p><strong>Les coqs ont fort à faire sur ce plan-là.</strong> Encore faut-il entendre le <em>cocorico</em>, ce qui est de plus en plus difficile : le coq se fait rare en ville ; à la campagne, il doit souvent faire profil bas devant les nouveaux campagnards qui voudraient bien lui couper les cordes vocales pour grassematiner tranquille ; sans parler des confusions linguistiques : ceux qui ont quelque chose à se reprocher en français n’entendront peut-être pas le <em>kikeriki</em> du coq allemand ou le <em>cucuriguuuu</em> du coq roumain…</p>
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		<title>Loi de Pareto</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Mar 2013 07:12:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MAC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Objectifs louables]]></category>
		<category><![CDATA[80/20]]></category>
		<category><![CDATA[archivage]]></category>
		<category><![CDATA[entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[gestion de projet]]></category>
		<category><![CDATA[loi de Pareto]]></category>

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		<description><![CDATA[La loi de Pareto s’applique-t-elle à l’archivage ? Pourquoi non ? La loi – ou principe – de  Pareto (Vilfredo de son petit nom, économiste de son état, italien de nationalité bien que né en France et mort en Suisse) est d’abord &#8230; <a href="http://www.marieannechabin.fr/2013/03/loi-de-pareto/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La loi de Pareto s’applique-t-elle à l’archivage ?</strong></p>
<p>Pourquoi non ?</p>
<p>La loi – ou principe – de  Pareto (Vilfredo de son petit nom, économiste de son état, italien de nationalité bien que né en France et mort en Suisse) est d’abord un constat dans le fonctionnement naturel de l’économie et de la société : de nombreux domaines d’activité s’autorégulent autour de deux ensembles inversement proportionnels :</p>
<p style="text-align: left; padding-left: 30px;">80 % des effets sont le produit de 20 % des causes,</p>
<p style="text-align: left; padding-left: 30px;">80% du produit de l’impôt proviennent de 20% des citoyens imposables,</p>
<p style="text-align: left; padding-left: 30px;"><strong>80 % de la réalisation d’un projet s’obtiennent avec 20 % de l&#8217;effort.</strong></p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/03/Loi-de-Pareto-11.png"><span id="more-2109"></span><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-2121" title="Loi de Pareto 1" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/03/Loi-de-Pareto-11-150x150.png" alt="" width="150" height="150" /></a>Sauf que ça ne se voit pas toujours à l’œil nu, la loi (naturelle ou pas) aimant à se cacher derrière toutes sortes d’artifices et de fioritures. C’est pourquoi, la loi de Pareto peut aussi s’appréhender comme un outil de lecture d’une situation, une grille d’analyse de telle ou telle problématique, dans un but managérial de maîtrise des coûts et bénéfices de l’entreprise.</p>
<p><strong>L’archivage étant une activité comme une autre dans l’entreprise, avec un double objectif de 1/ gérer efficacement dans la durée les données et documents qui tracent et alimentent le travail des équipes, et 2/ de prévenir les risques de non-disponibilité des documents qui permettent de défendre les intérêts de l’entreprise au plan du droit, la loi de Pareto n’a donc pas de raison de ne pas </strong><strong>être</strong><strong> pertinente pour l’archivage. De fait…</strong></p>
<p style="padding-left: 30px;">80% du volume des données et documents produits sont issus de 20% des processus,</p>
<p style="padding-left: 30px;">20% des documents produits correspondent à 80% des besoins d’information,</p>
<p style="padding-left: 30px;">80% des risques sont concentrés dans 20% des documents archivés,</p>
<p style="padding-left: 30px;">20 % des actions d’un projet permettent d’atteindre 80% des objectifs.</p>
<p><strong>Pourtant, il n’est pas rare de rencontrer des projets d’archivage dont le rapport investissement/bénéfices ressemblerait plutôt à :</strong></p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/03/Loi-de-Pareto-21.png"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-2123" title="Loi de Pareto 2" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/03/Loi-de-Pareto-21-150x150.png" alt="" width="150" height="150" /></a></strong>80 % des fonctionnalités des outils ne répondent qu’à 20% des besoins,</p>
<p style="padding-left: 30px;">80 % des efforts déployés ne couvrent que 20% des risques,</p>
<p style="padding-left: 30px;">voire, dans les cas extrêmes 80% du temps passé vise à gérer quelques éventuelles exceptions.</p>
<p><strong>Pourquoi ? La problématique de l’archivage est peut-être tout simplement mal posée, en tout cas pas dans un</strong><strong> but managérial de </strong><strong>maîtrise</strong><strong> des coûts et des bénéfices de l’entreprise.</strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Scénario</title>
		<link>http://www.marieannechabin.fr/2013/03/scenario/</link>
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		<pubDate>Mon, 18 Mar 2013 07:37:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MAC</dc:creator>
				<category><![CDATA[En débat]]></category>
		<category><![CDATA[archivage des mails]]></category>
		<category><![CDATA[scénario]]></category>

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		<description><![CDATA[Au cinéma, le scénario, c’est le résumé, dans l’ordre de déroulement du film, des situations et actions qui forment l’intrigue, avec leur mise en scène. Sauf exception (on peut citer La Belle équipe, de Julien Duvivier, 1936, pour lequel ont &#8230; <a href="http://www.marieannechabin.fr/2013/03/scenario/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au cinéma, le scénario, c’est le résumé, dans l’ordre de déroulement du film, des situations et actions qui forment l’intrigue, avec leur mise en scène. Sauf exception (on peut citer <a title="La belle équipe" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Belle_%C3%89quipe" target="_blank"><em>La Belle équipe</em></a>, de Julien Duvivier, 1936, pour lequel ont été tournées une fin joyeuse et une fin triste, sur fond de Front populaire), le scénario cinématographique est unique, le meilleur possible, élaboré par le ou les scénaristes. Il est soit de pure fiction, soit adapté d’une autre œuvre littéraire.</p>
<p><strong>Dans l’entreprise, quand on parle de scénario, c’est d’abord au pluriel, quand on recherche pour un projet le meilleur des scénarios possibles</strong>. <em>Nota</em> : on peut <span id="more-2095"></span>dire aussi le meilleur des scenarii (comme les <em>autobi</em> de ville et de banlieue, les <em>lavabi</em> dans les toilettes des campings, les <em>alba</em> de bandes dessinées, les <em>numeri clausi</em> de l’administration, et les <em>quasi belli</em> – pour les jeunes gens presque beaux qui veulent faire la guerre…).</p>
<p>Quand une entreprise a un projet ou doit résoudre une difficulté,  elle étudie la question et échafaude plusieurs scénarios comprenant la  description des actions à mener mais aussi leur coût, les écueils et les  atouts, les bénéfices et les conséquences de l’opération, afin que la  direction puisse arbitrer au mieux des intérêts de l’entreprise.</p>
<p><strong>Par exemple, une entreprise est confrontée à la prolifération  de la messagerie électronique. 90% de l’information qui engage  l’entreprise passe par la messagerie </strong>mais il n’y a quasiment  pas de règles pour la production maîtrisée, la conservation sécurisée,  l’accès approprié et la destruction à bon escient de cette masse vite  exubérante, parfois délirante, facilement aberrante. C’est alors que  naît le <strong>projet d’archivage des mails</strong>, avec divers scénarios qui pourraient être les suivants :</p>
<p><em><strong><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/03/Scénario1.png"><img class="alignright size-full wp-image-2101" title="Scénario" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/03/Scénario1.png" alt="" width="428" height="321" /></a>Scénario 1</strong></em> : acheter ou louer de nouveaux serveurs de stockage numérique pour tout y empiler à la manière d’un grand mur de briques qui empêche de voir qui se passe, sans se soucier de savoir si on aura un jour besoin de rechercher un message scellé dans une des briques…</p>
<p><strong><em>Scénario 2</em></strong> : laisser faire chacun, parce la messagerie, finalement, c’est très personnel ; qu’il faut respecter la liberté d’expression des individus ; le <em>e</em>-crocodile qui somnole dans le <em>e</em>-marigot dans l’attente d’un <em>e</em>-mail imprudent à se mettre sous la dent, ça n’existe pas.</p>
<p><em><strong>Scénario 3</strong></em> : sensibiliser les collaborateurs à ne pas écrire n’importe quoi qui serait susceptible de mettre en difficulté l’entreprise ou eux-mêmes ; définir des règles pour archiver les écrits qui engagent et des outils pour bien les conserver pendant la durée du risque, de façon à poursuivre sereinement son activité…</p>
<p>Une fois les scénarios élaborés, il faut choisir.</p>
<p>Si vous deviez décerner le César, ou l’Oscar, l’Edgar, le Pinar, le Balthazar ou le Babar… du <strong>meilleur scénario d’archivage des mails</strong>,  pour lequel voteriez-vous ?</p>
<ul>
<li>le scénario 1 ?</li>
<li>le scénario 2 ?</li>
<li>le scénario 3 ?</li>
</ul>
<p>Si vous hésitez, vous pouvez toujours cliquer <a title="archivage-des-mails" href="http://blog.cr2pa.fr/2011/08/archivage-des-mails/ " target="_blank">là</a>.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Perso</title>
		<link>http://www.marieannechabin.fr/2013/03/perso/</link>
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		<pubDate>Mon, 11 Mar 2013 07:26:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MAC</dc:creator>
				<category><![CDATA[En débat]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[conservation]]></category>
		<category><![CDATA[destruction]]></category>
		<category><![CDATA[données personnelles]]></category>
		<category><![CDATA[pages perso]]></category>
		<category><![CDATA[paradoxe]]></category>
		<category><![CDATA[Parlement européen]]></category>
		<category><![CDATA[perso]]></category>

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		<description><![CDATA[Après « pro » la semaine dernière, « perso » est assez logique car les deux vont de pair : compte pro/compte perso ; service pro / service perso ; mail pro / mail perso, etc. À noter, sur le plan linguistique, qu’il s’agit de deux apocopes &#8230; <a href="http://www.marieannechabin.fr/2013/03/perso/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après « pro » <a title="Pro" href="http://www.marieannechabin.fr/2013/03/pro/">la semaine dernière</a>, « perso » est assez logique car les deux vont de pair : compte pro/compte perso ; service pro / service perso ; mail pro / mail perso, etc.</p>
<p>À noter, sur le plan linguistique, qu’il s’agit de deux apocopes mais si « pro », première syllabe de « professionnel » correspond à la préposition latine qui signifie « devant », sur le devant de la scène en quelque sorte, « perso » ne signifie rien par lui-même et est simplement un raccourci de « personnel » qui  vient lui-même de « personne », un des rares <a title="mots étrusques" href="http://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/francais-aime/Mini-sites/%E9tymologie.htm " target="_blank">mots français venus de l&#8217;étrusque</a>, avec le sens initial de masque de théâtre (que l’on porte sur la scène…). Amusant.</p>
<p>Dans le langage courant, le mot perso renvoie le plus souvent à l’un de ces deux phénomènes :</p>
<ul>
<li><strong>les pages perso</strong> sur Internet, qui se comptent par millions – même si une partie est de fausses pages « pro » – et dont beaucoup sont en accès totalement libre sur la Toile : l’anniversaire d’Anne-Marie, les voyages de Popaul et Samantha, le CV de Jean-Guillaume…</li>
<li><strong>les données perso</strong>, personnelles au sens de la réglementation (données permettant d’identifier directement ou indirectement une personne physique) que chacun sème au quotidien en écrivant des mails, en faisant des achats en ligne, en remplissant des formulaires qui seront compilés dans les coulisses, ou simplement en consultant un site Internet, en se déplaçant avec son smartphone-géolocalisateur, et qui sait peut-être demain en pensant simplement à quelque chose ou à quelqu’un…</li>
</ul>
<p><strong>On peut voir derrière ces deux réalités un paradoxe humain : d’un côté, le besoin et désir de s’afficher, de se valoriser, d’être reconnu par les autres – et la communication sur Internet est un moyen inégalé de le faire ; de l’autre, le désir et besoin d’être protégé contre les voyeurs et exploiteurs de tous acabits. </strong></p>
<p>Coco a le droit de s’exprimer librement, d’exposer ses orientations sexuelle, culinaire, sportive, herpétologique ou molubdotémophile, dans la limite de la loi évidemment, mais il y a encore de la marge. Et Coco a aussi le droit qu’on ne vienne pas l’enquiquiner pour lui vendre des rencontres, des services, des produits, du matériel, des serpents et des taille-crayons qui ne l’intéressent pas !</p>
<p><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/03/Perso.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2079" title="Perso" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/03/Perso-300x168.png" alt="" width="300" height="168" /></a></p>
<p>Pour protéger davantage la vie privée des individus contre les agissements <a title="Calamité" href="http://www.marieannechabin.fr/2012/03/calamite/">calamiteux </a>des sociétés commerciales, internationales ou pas, <strong>le Parlement européen envisage de renforcer <a title="réglement européen traitement données personnelles" href="http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2009_2014/documents/libe/pr/922/922387/922387fr.pdf" target="_blank">la réglementation sur le traitement des données à caractère personnel</a></strong>, en limitant leur conservation au strict minimum.</p>
<p>Le fond de la question n’est pas tant la conservation des données en soi que l’exploitation commerciale qui en est faite. Et quand on parle d’exploitation commerciale, c’est un euphémisme ; on devrait parler d’espionnage et de harcèlement, qui pourraient rivaliser parfois avec les meilleures dictatures. Or, pour lutter contre cet état de fait, la moins mauvaise solution avancée aujourd&#8217;hui est la destruction des données dites personnelles après leur usage primaire. <strong>Ce projet suscite</strong> <strong>l’émoi d’un certain nombre d’historiens et d’archivistes</strong> qui, considérant que lesdites données constituent de futures sources historiques, assimilent leur suppression quasi-systématique à l’organisation d’une amnésie collective. À cette destruction para-espionnage, ils opposent le principe d’une conservation sécurisée.</p>
<p>Compte tenu, <em>primo</em>, de l’inflation vertigineuse des données produites et de leur redondance objective, <em>secundo</em>, de la prolifération des données personnelles versées volontairement à l’espace public où les institutions mémorielles peuvent (doivent ?) les collecter, <em>tertio</em>, des multiples analyses statistiques réalisées avec ces données et dont les résultats sont des documents d’archives (contrairement à l’idée qu’on en a trop souvent), est-il vraiment catastrophique d’envisager la destruction de la majeure partie des bases de données comme le Parlement européen envisage de le faire ?</p>
<p><strong>On peut dans doute voir le « <em>big data</em> » comme une « <em>big</em> cata », mais il faut aussi remettre en perspective la redondance, l’inutilité de tout conserver pour l’Histoire (un mythe tenace !) et la volonté des populations.</strong></p>
<p><strong>Dira-t-on un jour du Parlement européen qu’il fut celui qui le « <em>big</em> mata » ?&#8230;</strong></p>
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		<title>Pro</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Mar 2013 08:06:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MAC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mauvaises pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[Objectifs louables]]></category>
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		<description><![CDATA[Il y a les pros… … et il y a les cons. What do you think I am talking about ? Les pros et les cons, pour les Américains, ce sont les avantages et les inconvénients, ou encore ceux qui sont &#8230; <a href="http://www.marieannechabin.fr/2013/03/pro/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a les <em>pros</em>…</p>
<p>… et il y a les <em>cons</em>.</p>
<p><em>What do you think I am talking about ?</em></p>
<p>Les <em>pros</em> et les <em>cons</em>, pour les Américains, ce sont les avantages et les inconvénients, ou encore ceux qui sont pour, par opposition à ceux qui sont contre, anti. C’est binaire, efficace, à condition de ne pas tomber dans le manichéisme.</p>
<p><strong>Mais revenons en France avec cette syllabe « pro », apocope de « professionnel », outil marketing, qualificatif valorisant accolé à un nombre croissant de mots :</strong> votre opérateur de téléphonie vous propose un contrat « Pro », tel sportif qui n’était qu’amateur est passé « pro » ; « Y a pas à dire, ce type, c’est un pro » ; « Nous les Pros », la reine d’Angleterre est une « pro » de la royauté, <a title="professionnel" href="http://www.cnrtl.fr/definition/professionnel" target="_blank">écrivait le magazine <em>Elle</em> déjà en 1977…</a></p>
<p>Si on suit l’étymologie, être professionnel clandestinement, caché dans un bureau ou dans un lieu protégé de l’extérieur serait un non sens. Professionnel vient de <em>professer</em>, qui signifie <em>dire publiquement</em> ce que l’on sait et ce que l’on croit, sens que l’on retrouve dans l’expression « profession de foi », électorale ou pas. Le professionnel est celui qui affiche sa compétence dans un métier, dans un domaine.</p>
<p><strong>On parle parfois du « jargon professionnel » mais cela ressemble à un oxymore : peut-on être professionnel quand on jargonne ? Jargon technique, oui. Jargon professionnel, non.</strong></p>
<p>Pour être compris du public auquel il s’adresse, auprès duquel il exerce, auquel il doit inspirer confiance, le professionnel ne devrait pas utiliser de jargon mais des mots simples pour exposer le diagnostic et les moyens de résoudre les problèmes.</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/03/Pro.png"><img class="alignleft size-full wp-image-2056" title="Pro" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/03/Pro.png" alt="" width="158" height="158" /></a>Par exemple, vous avez un souci de <strong>désherbage </strong>dans votre jardin et vous faites appel à un spécialiste du domaine. Le jargonneur vous dira : <strong>« Vous avez un problème de RM avec le SAE ; il faut ajuster la DUA et respecter la DUC »</strong>, et vous ne saurez pas qu’il veut dire : « Vous avez un problème de Repérage de la Mousse (RM) avec le Scarificateur Anti-Éclaboussures (SAE) ; il faut revoir la Désherbation Ultra-Active (DUA) et respecter la Directive Unilatérale de Clause (DUC) ».</p>
<p>Mais le pro, lui, vous dira : Je peux passer un appareil pour retirer la mousse puis un désherbant adapté à la nature de votre sol. »</p>
<p>Si vos soucis ne concernent pas votre jardin mais le classement et l’<strong>archivage</strong> de vos dossiers, la même formule jargonnesque peut être utilisée : « Vous avez un problème de RM avec le SAE ; il faut ajuster la DUA et respecter la DUC », qu’il faudrait dans ce contexte entendre comme : « Vous avez un problème de Records Management (RM) avec le Système d’Archivage Électronique (SAE) ; il faut ajuster la Durée d’Utilité Administrative (DUA) et respecter la Durée d’Utilité Courante (DUC) », mais ça ne vous apprendra sans doute pas grand-chose de plus.</p>
<p>Pourquoi ne pas dire simplement : « <strong>Je vais vous aider à identifier les documents qui vous engagent pour les mettre à part, dans un lieu sécurisé, pendant la durée nécessaire pour couvrir le risque, tout en les maintenant accessibles</strong>. »?</p>
<p>Boileau a écrit il y a plus de trois siècles : « Ce que l&#8217;on conçoit bien s&#8217;énonce clairement… ». Pourquoi ne serait-ce plus vrai ?</p>
<p>Bon, ceci n’est qu’une opinion. Après, comme pour toute idée, il y a les <em>pros</em>, et il y a les <em>cons</em>.</p>
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		<title>Rigolo</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Feb 2013 08:11:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MAC</dc:creator>
				<category><![CDATA[En débat]]></category>
		<category><![CDATA[boudin]]></category>
		<category><![CDATA[googleanalytics]]></category>
		<category><![CDATA[mètre linéaire]]></category>
		<category><![CDATA[mot-clé]]></category>
		<category><![CDATA[omelette]]></category>
		<category><![CDATA[rigolo]]></category>

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		<description><![CDATA[Mon blog – qui se veut plutôt un anti-blog – existe depuis dix-neuf mois et, si j’en crois l’outil statistique d’analyse de sa fréquentation, GoogleAnalytics, le mot-clé qui conduit le plus souvent sur le site de Marie-Anne Chabin est de &#8230; <a href="http://www.marieannechabin.fr/2013/02/rigolo/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mon blog – qui se veut plutôt un anti-blog – existe depuis dix-neuf mois et, si j’en crois l’outil statistique d’analyse de sa fréquentation, GoogleAnalytics, <strong>le mot-clé qui conduit le plus souvent sur le site de Marie-Anne Chabin est de très très loin : mètre linéaire.</strong></p>
<p><strong>Rigolo, non ?</strong></p>
<p>Naïvement, je me serais attendue à des mots-clés du type « information numérique », « document engageant », « authenticité », « archivage », « durée de conservation » ou encore  « sérendipité ». Eh bien non !</p>
<p><strong>Il est vrai qu’il y a dix-huit mois, dans la série des billets en –ité, j’ai commenté la notion de linéarité,</strong> en soulignant d’une part le caractère très élastique de cette unité de mesure des dossiers papier, d’autre part l’ineptie de confondre la mesure logistique des contenants avec la mesure intellectuelle des contenus excessivement hétérogènes qui se cachent généralement derrière le mot archives. Mon billet était illustré par <strong>une image tout à fait éloignée de la métrique archivistique. Ceux qui ne l’ont pas vue doivent absolument cliquer là avant de poursuivre: </strong><a title="Linéarité" href="http://www.marieannechabin.fr/2011/08/linearite/"><strong>http://www.marieannechabin.fr/2011/08/linearite/</strong></a><strong>.</strong></p>
<p>Ce blog n’ayant pas pour objectif d’exposer les bonnes pratiques du rangement physique des archives (1 m3 = 10 ml ; 1 ml = 700 pages ; 1 kml = 170 m², etc.), le fait que l’expression « mètre linéaire » arrive en tête des mots-clés qui y conduisent se prête à <strong>diverses interprétations</strong> :</p>
<ol>
<li>les internautes en général s’intéressent beaucoup plus au mètre linéaire qu’à tout autre concept ; dans ce cas, puisque c’est le sujet-roi et que j’en parle un peu au détour de mon discours, il est normal qu’un petit pourcentage d’entre eux atterrissent sur un de mes quatre billets qui portent effectivement ce mot-clé ; les statistiques seraient donc « normales » ;</li>
<li>les internautes qui cherchent des informations sur la question du mètre linéaire ne sont pas forcément nombreux mais les autres réponses proposées par les moteurs de recherche ne les satisfont pas et ils poursuivent leur chemin jusqu’ici, avant peut-être de continuer plus loin ;</li>
<li>mon blog est définitivement associé par les outils qui nous gouvernent à la gestion de boîtes d’archives, ce qui en dirait long sur l’indexation automatique et la fiabilité du Web… ;</li>
<li>dernière hypothèse : les internautes sont en grand nombre amateurs de <strong>boudin</strong> au mètre (du boudin pur porc – par les temps qui courent, il convient d’être précis !).</li>
</ol>
<p>Dans le doute, je retiens la dernière explication qui me réjouit évidemment bien davantage que les autres…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/02/Rigolo.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2046" title="Rigolo" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/02/Rigolo.jpg" alt="" width="279" height="294" /></a>La Pourcailhade &#8211; <a href="http://retrouvailles.24.over-blog.com">http://retrouvailles.24.over-blog.com</a> -</p>
<p>Je dois encore confesser que depuis dix-neuf mois, la seule image qui m’ait causé quelque souci de droit est l’image d’<strong>omelette</strong> illustrant le concept d’<a title="archivabilité" href="http://www.marieannechabin.fr/2011/07/archivabilite/">archivabilité</a>.</p>
<p><strong>Comme quoi, archivistique rime avec bonne chère. Rigolo, non ?</strong></p>
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		<title>Motu proprio</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Feb 2013 07:37:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MAC</dc:creator>
				<category><![CDATA[ADN (Analyse du Document Numérique)]]></category>
		<category><![CDATA[Vocabulaire archivistique]]></category>
		<category><![CDATA[entreprise numérique]]></category>
		<category><![CDATA[messagerie électronique]]></category>
		<category><![CDATA[motu proprio]]></category>
		<category><![CDATA[prendre sous son bonnet]]></category>

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		<description><![CDATA[Motu proprio n’est pas une injure qui signifierait « Casse-toi, pauv’propriétaire » en volapük, mais une expression latine, que l’on peut traduire par « de son propre mouvement », utilisée par le pape à partir de la fin du Moyen Âge dans certains écrits &#8230; <a href="http://www.marieannechabin.fr/2013/02/motu-proprio/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Motu proprio</em> n’est pas une injure qui signifierait « Casse-toi, pauv’propriétaire » en volapük, mais une expression latine, que l’on peut traduire par « de son propre mouvement », utilisée par le pape</strong> à partir de la fin du Moyen Âge dans certains écrits pour bien indiquer que la décision contenue était une initiative personnelle et non le fruit d’un processus de décision ecclésiastique en réponse à une sollicitation. L’usage s’en est poursuivi jusqu’à Benoît XVI qui y a eu recours en 2010 sur la question de la lutte contre les activités illégales en matière financière. Le <em>motu proprio</em> est un type de document très précis de la diplomatique pontificale (les accros de la discipline peuvent se reporter à l’ouvrage de Félix Grat : <em>Étude sur le Motu Proprio des origines au début du XVIe siècle</em>).</p>
<p>S’il n’y avait que le pape pour décider de l’envoi d’un courrier de son propre mouvement, il n’y aurait pas lieu d’épiloguer. Mais il s’avère que la pratique s’est répandue, démocratisée et surtout totalement laïcisée, à la faveur du développement des réseaux informatiques et de la messagerie électronique. <strong>Envoyer un courrier de sa propre initiative, de son propre chef, sans passer par la procédure habituelle, en s’affranchissant du circuit hiérarchique initialement prévu par l’organisation, est aujourd’hui un geste banal dans le monde du travail.</strong></p>
<p>L’appellation latine n’a pas suivi le mouvement, sans doute parce que le phénomène est très diffus et peu conscientisé. <strong>L’expression populaire la plus proche est « prendre sous son bonnet »</strong>, renvoyant à un accessoire vestimentaire largement utilisé (« prendre sous sa calotte » n’est d’ailleurs pas attesté), particulièrement  en ce mois de février très frais. <em>Nota bene</em> : pour l’été, ou pour les nageurs endurcis, le bonnet de bain marche aussi.</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/02/Motu-proprio.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2020" title="Motu proprio" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/02/Motu-proprio.png" alt="" width="496" height="122" /></a>La comparaison des deux expressions doit cependant tenir compte de deux différences notables : d’une part, le « sous-son-bonnet » dépasse le cadre de l’établissement d’un courrier ; d’autre part, il traduit une appréciation extérieure : « À mon avis, il a pris ça sous son bonnet » et non une revendication : « Je prends sous mon bonnet de vous dire ».</p>
<p>Il n’en reste pas moins vrai que la pratique, même collectivement inconsciente, d’envoyer des mails <em>motu proprio</em> se généralise. <strong>Les <em>motu proprio</em> sont légion dans l’entreprise numérique et ce n’est pas sans conséquence.</strong></p>
<p style="padding-left: 30px;">Un technicien écrit au client : « Je n’ai plus de produit A mais on va vous mettre du produit B qui est très bien aussi », sans se demander s’il est fondé à prendre cette décision.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Un gestionnaire écrit au fournisseur : « OK pour votre devis modificatif » sans avoir de délégation de signature pour le faire.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Un stagiaire écrit à l’administré : « Oui, vous avez droit à cette aide publique », parce qu’il est gentil (le stagiaire, l’administré, ou les deux) sans passer par celui ou celle qui a le pouvoir d’engager la dépense, sans prendre la mesure de son geste. Etc.</p>
<p>Il serait plus juste qu’ils écrivent : « Au vu de la situation, <em>motu proprio</em>, je dis ça » ou « « Au vu de la situation, je prends sous mon bonnet de dire ça », afin de marquer clairement les responsabilités de chacun et éviter certains déboires contentieux.</p>
<p>Mais non ! Les outils sont là qui poussent à l’action, à l’activisme : les mails fusent comme des flèches, on bombarde et on est bombardé de mails tirés trop vite et qui créent de fait une obligation pour l’entreprise ou un droit pour le destinataire. Et finalement on se retrouve avec un boulet…</p>
<p><strong>La messagerie électronique serait-elle une nouvelle forme du « droit canon » ?</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Pseudo</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Feb 2013 07:29:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MAC</dc:creator>
				<category><![CDATA[RSS (Regard Sur la Société)]]></category>
		<category><![CDATA[carnaval]]></category>
		<category><![CDATA[CNIL]]></category>
		<category><![CDATA[défouloir]]></category>
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		<category><![CDATA[Talleyrand]]></category>
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		<description><![CDATA[Je me pose régulièrement (pas tous les matins mais presque) la double question suivante : si Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord (évêque constitutionnel, ministre des Relations extérieures de Napoléon et ministre des affaires étrangères de Louis XVIII) vivait aujourd’hui, serait-il présent sur les &#8230; <a href="http://www.marieannechabin.fr/2013/02/pseudo/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Je me pose régulièrement (pas tous les matins mais presque) la double question suivante :</strong></p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>si Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord</strong> (évêque constitutionnel, ministre des Relations extérieures de Napoléon et ministre des affaires étrangères de Louis XVIII) vivait aujourd’hui, serait-il présent sur les réseaux sociaux ?</p>
<p style="padding-left: 30px;">si oui, aurait-il un pseudo ?</p>
<p>Pourquoi ? Parce que, comme le montre notamment la passionnante biographie que lui a consacrée Jean Orieux, Talleyrand est un maître incontesté dans l’art de ne pas laisser de traces des actes qu’on ne veut pas voir révélés, ni aujourd’hui ni demain. Mieux (ou pire selon les points de vue) Talleyrand en a délibérément laissé d’autres, ses <em>Mémoires</em>, qui prennent quelques libertés vis-à-vis de la vérité historique…</p>
<p><strong>Il fallait déjà beaucoup d’habileté pour supprimer des traces il y a deux siècles (les archives finissent toujours par parler à celui qui sait les interroger). Alors, dans le monde des réseaux numériques, la difficulté est décuplée, centuplée…</strong></p>
<p><strong>Heureusement, le pseudo est là !</strong></p>
<p>TotoVengeur, Alibaba, Petitechose, Fantomas, Nounours, Qui-Dame, etc. Les pseudos fleurissent et libèrent la parole, désinhibent ceux qui n’oseraient pas s’exprimer sous leur vraie identité. <strong>Mais finalement,</strong> <strong>les arguments des défenseurs du pseudo sont-ils plus recevables que ceux des grands réseaux sociaux qui veulent les interdire ?</strong></p>
<p>Il est curieux que la <a title="CNIL pseudo" href="http://www.jeunes.cnil.fr/internet-vie-privee/10-conseils-cles/" target="_blank">Commission nationale Informatique et Libertés (CNIL)</a> incite  les ados français à utiliser un pseudo sur les réseaux sociaux, même en faisant attention. Est-ce bien raisonnable ?</p>
<p><strong>Le pseudo protège…  jusqu’au jour où</strong> le jeune internaute, ne sachant plus bien qui il est, devient schizophrène (ce sera pris en charge par la Sécurité sociale puisque c’est une recommandation des autorités mais, vu le nombre de candidats potentiels, le « Trou » risque de s’élargir encore) ; … jusqu’au jour où l’intéressé se <em>e-</em>coupera, c’est-à-dire s’emmêlera les <em>e</em>-pinceaux et donnera par inadvertance les clés de son identité avec accès à son passé pseudo-protégé (n’est pas Talleyrand qui veut) ; … jusqu’au jour où un ou une ex-ami(e) se vengera en dévoilant le lien pseudo-identité réelle comme cela s’est déjà vu ; … jusqu’au jour où les logiciels de reconnaissance d’image identifieront un individu sans avoir besoin de passer par son nom, vrai ou inventé…</p>
<p><strong><a href="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/02/Pseudo.png"><img class="size-full wp-image-2007 alignleft" title="Pseudo" src="http://www.marieannechabin.fr/wp-content/uploads/2013/02/Pseudo.png" alt="" width="183" height="183" /></a>Il y aurait bien une solution pour résoudre le problème. Ce serait d’instituer un <em>e</em>-carnaval</strong> (c’est la saison).</p>
<p>Un <em>e</em>-carnaval mondial (incluant Rio et Venise évidemment) où, pendant 24 heures, tous les fêtards prendraient un pseudo (personnages politiques, people, animaux miaulant ou aboyant, créatures imaginaires, etc.) et pourraient dire n’importe quoi sur n’importe qui, sans réserve, sans souci d’orthographe, sans faire l’effort d’une expression claire (le but ne serait pas tant d’être compris que de s’exprimer), sans assumer ses propos au-delà du jour de fête,<em> </em>en toute impunité et en toute sécurité  car toutes les données seraient irréversiblement détruites le lendemain, avec la garantie du gouvernement. Ce serait un <em>e</em>-défouloir salutaire, dans la grande tradition du carnaval.</p>
<p>Les pouvoirs publics ont décidément bien peu d’imagination…</p>
<p><em>Signé </em>: Tal Herrande</p>
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