L’ouvrage  Les écrits s’envolent. Le défi de la conservation des archives dans le long terme, de Charles Kecskeméti et Lajos Körmendy, publié voici trois ans, en octobre 2014, est désormais accessible en ligne ici.

J’avais il y a trois ans longuement rendu compte rendu de cette magistrale publication sur le devenir des archives numériques, notamment sur le blog Transarchivistique et également ici. Je réaffirme aujourd’hui mon enthousiasme pour cet ouvrage.

À titre personnel, peut-être parce que mon parcours professionnel est différent de celui des auteurs, je ne partage pas complètement tous les avis de ce livre. Certains constats, que je partage, m’inspirent parfois des conclusions un peu différentes mais justement, c’est à partir du moment où les points de vue sont exprimés et confrontés que le débat peut avoir lieu et que l’avancée commune s’opère. Le débat progresse entre nous (les auteurs, quelques experts de plusieurs nationalités et moi) mais la thématique doit absolument être prise en compte par un réseau de penseurs beaucoup plus large.

Je saisis l’occasion de cette mise en ligne pour le répéter : il y a tellement peu de publications sur l’archivistique en français, dotés d’une telle érudition archivistique et une telle expérience, qu’il faut véritablement fêter chaque ouvrage.

Merci encore à Charles Kecskeméti et Lajos Körmendy d’avoir produit ce livre de fond.

Que tous ceux qui s’intéressent à la conservation des archives dans notre environnement désormais numérique et qui ne l’ont pas encore lu se précipitent !

Le débat reste ouvert. Commentez et questionnez !

6 Commentaires

  1. Merci marie-anne pour ce partage. « Les écrits s’envolent » … je ne pense pas que le numérique pourrait remplacer définitivement l’écrit. A l’avènement de l’ordinateur, les gens avaient pensé que le temps de Gutenberg serait révolu. Mais la réalité est là. Les machines resteront des machines et les hommes, des hommes. Les écrits doivent être conservés avec une grande importance. le numérique, certes, prendra de l’ampleur. la conservation des écrits peut à lui seul garantir la présence physique des connaissances.

    • Oui, les nouvelles technologies ne remplacent pas les précédentes, elles s’ajoutent à ce qui existe déjà. La question est d’utiliser chacune au mieux selon la finalité et les coûts. Merci pour votre commentaire.

  2. Un téléscopage de billets et un pas de côté : la présence numérique post-mortem. Avec deux approches qui peuvent rejoindre la question des archives :
    – la question des données que nous laissons sur les réseaux sociaux :
    http://www.inaglobal.fr/numerique/article/presence-numerique-post-mortem-ce-que-les-medias-sociaux-prevoient-9993
    – une nouvelle forme d’archivage ?
    http://www.inaglobal.fr/numerique/article/immortalite-numerique-que-nous-reserve-l-avenir-9995

  3. Merci Marie-Anne pour ce signalement ! Je vais de ce pas le lire et ne manquerai pas de te faire mes commentaires. Mais au seul titre de l’ouvrage j’ai déjà envie de réagir. J’ai cessé depuis longtemps de compter le nombre de fois où j’ai évoqué ce problème, posé la question, essayé d’alerter. Que restera-t-il de nos écrits, qui sera (ou quel moyen) capable de prendre connaissance de nos écrits, de les lire. Comment pourrons-nous expliquer certaines décisions, positions quand il sera impossible de les retrouver ou tout simplement de les remettre dans leur contexte de création ?

    • Il restera sûrement quelque chose mais décidé par le hasard si on en fait rien; ce dont les professionnels ne peuvent se satisfaire. Militons donc pour une mémoire organisée par les humains plutôt que par les machines.

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